Hier au soir avait lieu le cours de Judith et Christophe. J'y suis allé malgré le fait que ma partenaire n'ait pas pu venir. Et je n'ai pas regretté.
Leurs cours commencent toujours par des exercices spécifiques, comme la contre-rotation si le thème du cours est l'enrosque, la rythmique ou l'écoute de la musique. Le but de ce cours était multiple. Il récapitulait ce qui avait été appris pendant les premiers cours de la saison. Pour cela, il a proposé une séquence de 2x8 temps où les principales difficultés enseignées étaient insérées (Entradas hommes, entradas femmes, boleos gauche et droit, barridas, lapis, différents systèmes). Pour corser le tout, il était dans un premier temps demandé aux femmes de ne pas regarder la séquence. De cette manière, le marquage de l'homme devenait plus important que la mémoire ou l'habitude d'un pas.
Une fois que la séquence fut assimilée par les deux danseurs, Christophe y ajouta la musicalité. Pour cela, on a travaillé sur la musique de di Sarli. Il a proposé aux hommes une interprétation de la séquence (les femmes ne regardaient pas) que l'on a travaillé durant la seconde partie du cours.
Je trouve cette approche pédagogique très bonne. Indépendamment de la réflexion au corps et à la musique que Christophe transmet à chaque cours, ce cours en particulier montre une réflexion pédagogique. La récapitulation, en elle-même, n'est pas une révolution pédagogique. Mais le fait que cela soit fait en "blind test" pour la femme apporte deux dimensions essentielles qui vont au delà de la simple technique. Pour l'homme, il lui apprend à guider avec précision, sans l'aide de l'habitude. Pour la femme, il approfondit l'écoute de l'homme et de la musique.
On apprend pas simplement des figures. On apprend à danser. C'est différent. Cette approche me convient parfaitement. Malgré le fait que je n'ai pas de partenaire fixe et qu'il y ait plus d'homme que de femmes, je retourne avec plaisir à chacun de leurs cours. J'ai l'impression d'apprendre beaucoup en peu de temps, car au delà des figures, il m'amène à réfléchir sur ma façon de danser et apporte des éclairages instructifs sur mes points faibles.
La seconde partie du cours m'a moins convaincue, je dois l'avouer. Il faut dire que j'ai un avis assez peu orthodoxe sur les cours de musicalité: A mon avis, la musicalité ne peut pas s'enseigner. La musique, la rythmique se sent, se vit mais ne s'apprend pas. Elle vient avec le temps, l'expérience. Elle peut aussi s'inspirer de l'exemple de bons danseurs. Mais elle ne peut pas s'apprendre d'eux, car elle ne peut être codifiée. De plus, elle dépend de l'ambiance d'une soirée, de ton humeur ainsi que de celle du (de la) partenaire. Tous ces paramètres font que que je suis toujours sceptique quand j'assiste à un cours de musicalité. Ceci dit, Judith et Christophe n'ont jamais prétendu donner LA musicalité juste sur une musique de di Sarli. Ils ont rien donné de plus que des clefs.
Leurs cours commencent toujours par des exercices spécifiques, comme la contre-rotation si le thème du cours est l'enrosque, la rythmique ou l'écoute de la musique. Le but de ce cours était multiple. Il récapitulait ce qui avait été appris pendant les premiers cours de la saison. Pour cela, il a proposé une séquence de 2x8 temps où les principales difficultés enseignées étaient insérées (Entradas hommes, entradas femmes, boleos gauche et droit, barridas, lapis, différents systèmes). Pour corser le tout, il était dans un premier temps demandé aux femmes de ne pas regarder la séquence. De cette manière, le marquage de l'homme devenait plus important que la mémoire ou l'habitude d'un pas.
Une fois que la séquence fut assimilée par les deux danseurs, Christophe y ajouta la musicalité. Pour cela, on a travaillé sur la musique de di Sarli. Il a proposé aux hommes une interprétation de la séquence (les femmes ne regardaient pas) que l'on a travaillé durant la seconde partie du cours.
Je trouve cette approche pédagogique très bonne. Indépendamment de la réflexion au corps et à la musique que Christophe transmet à chaque cours, ce cours en particulier montre une réflexion pédagogique. La récapitulation, en elle-même, n'est pas une révolution pédagogique. Mais le fait que cela soit fait en "blind test" pour la femme apporte deux dimensions essentielles qui vont au delà de la simple technique. Pour l'homme, il lui apprend à guider avec précision, sans l'aide de l'habitude. Pour la femme, il approfondit l'écoute de l'homme et de la musique.
On apprend pas simplement des figures. On apprend à danser. C'est différent. Cette approche me convient parfaitement. Malgré le fait que je n'ai pas de partenaire fixe et qu'il y ait plus d'homme que de femmes, je retourne avec plaisir à chacun de leurs cours. J'ai l'impression d'apprendre beaucoup en peu de temps, car au delà des figures, il m'amène à réfléchir sur ma façon de danser et apporte des éclairages instructifs sur mes points faibles.
La seconde partie du cours m'a moins convaincue, je dois l'avouer. Il faut dire que j'ai un avis assez peu orthodoxe sur les cours de musicalité: A mon avis, la musicalité ne peut pas s'enseigner. La musique, la rythmique se sent, se vit mais ne s'apprend pas. Elle vient avec le temps, l'expérience. Elle peut aussi s'inspirer de l'exemple de bons danseurs. Mais elle ne peut pas s'apprendre d'eux, car elle ne peut être codifiée. De plus, elle dépend de l'ambiance d'une soirée, de ton humeur ainsi que de celle du (de la) partenaire. Tous ces paramètres font que que je suis toujours sceptique quand j'assiste à un cours de musicalité. Ceci dit, Judith et Christophe n'ont jamais prétendu donner LA musicalité juste sur une musique de di Sarli. Ils ont rien donné de plus que des clefs.
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