Hier, à l'issu d'un séminaire qui avait lieu dans le 5e arrondissement, je voulais prendre le bus pour rentrer chez moi. Je m'installe donc à un arrêt Luxembourg déserté après avoir regardé l'affichage qui indique que le prochain bus arrive 7 minutes plus tard et je lis un article de Nuclear Physics B. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes passent. L'affichage indique 3 minutes. Est-ce une preuve de la dilatation du temps!?
C'est alors que j'entends une dame d'un âge certain à mes côtés donner une autre explication. Elle attend depuis une demi-heure. Les deux bus précédents étaient complet. Il y aurait une manifestation en amont. Elle attendait donc, résignée, dans l'espoir que le prochain ne le soit pas. Une foule d'une vingtaine de personne s'est accumulée à l'arrêt quand le bus arrive. Complet. Il y a bien quelques heureux qui s'entassent dans les derniers centimètres carrés libre. Mais la plupart des usagers suivent les conseils du chauffeur qui promet que le prochain bus arrive, vide, dans 5 minutes.
Aucunes plaintes, aucuns mots d'oiseaux. Tout se passe dans un calme parfait. Il y a même certains sourires qui s'échangent entre les malheureux restés à "quai". On s'échange des bribes d'informations sur la manifestation supposée, sur les options possibles. Certains s'installent sur le banc, d'autres partent vers le RER. J'ai pris le RER.
C'est une fois arrivé chez moi que je lis l'article du correspondant du Temps au sujet du légendaire flegme français. J'en avais déjà parlé ici au sujet de la patience moyenne d'un parisien lors des contrôles à la RATP. Le journaliste parle plutôt de la patience lors des retards dans les transports publics ou dans les administrations et la compare avec les énervements provoqués par les embouteillages.
Peut être que le flegme français existe, finalement...
C'est alors que j'entends une dame d'un âge certain à mes côtés donner une autre explication. Elle attend depuis une demi-heure. Les deux bus précédents étaient complet. Il y aurait une manifestation en amont. Elle attendait donc, résignée, dans l'espoir que le prochain ne le soit pas. Une foule d'une vingtaine de personne s'est accumulée à l'arrêt quand le bus arrive. Complet. Il y a bien quelques heureux qui s'entassent dans les derniers centimètres carrés libre. Mais la plupart des usagers suivent les conseils du chauffeur qui promet que le prochain bus arrive, vide, dans 5 minutes.
Aucunes plaintes, aucuns mots d'oiseaux. Tout se passe dans un calme parfait. Il y a même certains sourires qui s'échangent entre les malheureux restés à "quai". On s'échange des bribes d'informations sur la manifestation supposée, sur les options possibles. Certains s'installent sur le banc, d'autres partent vers le RER. J'ai pris le RER.
C'est une fois arrivé chez moi que je lis l'article du correspondant du Temps au sujet du légendaire flegme français. J'en avais déjà parlé ici au sujet de la patience moyenne d'un parisien lors des contrôles à la RATP. Le journaliste parle plutôt de la patience lors des retards dans les transports publics ou dans les administrations et la compare avec les énervements provoqués par les embouteillages.
Peut être que le flegme français existe, finalement...
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