Thursday, November 30, 2006

Les mendiants du RER B

Il y a les habitués et les occasionnels. Il y a ceux que l'on voit le matin à 8h comme à 19h le soir. Les 35 heures n'existent pas pour eux. Et il y a ceux que je n'ai plus revu. Il y a ceux qui chantent, ceux qui jouent de la guitare, ceux qui parlent et ceux qui ne parlent pas.

Il y a en particuliers deux qui rythment mes journées. Ce sont des roumains que je rencontre quotidiennement dans les allées du RER B entre la cité universitaire et Lozère. Le premier est un adolescent qui répète son histoire dans un français très approximatif. Il parle de "beaucoup d'eau" pour dire que sa maison en Roumanie a été detruite par les inondations. Il n'aurait ni père ni mère, ni maison, ni travail, ni aide sociale. Il passe de wagon en wagon pour expliquer ses problèmes. Chaque phrase est ponctuée d'un "bon courage, monsieur, madame". Il se répète souvent, comme s'il assénait des phrases apprises par coeur. D'un jour à l'autre, son récit ne se modifie que légèrement. Cela fait aujourd'hui la 54ième fois que je l'entends et je dois avouer que cela devient si lassant que lorsque j'entends sa voix dans le brouhaha ambiant, j'augmente le volume de mon iPod.

Le second mendiant habitués du RER B est en fait un couple. Ils sont habillés avec de vieux habits qui ressemblent à ceux que portent les paysans roumains ou les gens du voyage dans les films que j'ai pu voir. L'homme est responsable de la "sécurité". A chaque arrêt, il se poste à la porte du wagon pour s'assurer qu'aucuns contrôleurs n'entrent. Je ne sais pas s'il contrôle aussi le revenu de sa compagne. Elle est responsable de la collecte en tant que telle. Sa tactique est différente que celle de l'adolescent. Elle distribue des flyers où elle explique qu'elle a trois enfants et pas d'argent. Une fois les flyers déposés sur chaque banc, elle passe à nouveau pour les reprendre et récolter les dons. A chaque fois, on sent la nervosité de son collègue qui la pousse à être plus rapide.

Ni pour l'un, ni pour les autres, je ne connais l'efficacité de leurs méthodes.

Wednesday, November 29, 2006

Guerre des Ecoles Polytechnique

Dimanche est paru dans la NZZ am Sonntag (traduction française approximative ici) une tribune de plusieurs professeurs de l'ETH Zuerich. Ils se plaignent d'un favoritisme de la part du conseil des EPF l'égard de Lausanne et de l'attribution d'importants fonds de recherche à l'EPF Lausanne. Cet article a été commenté par le Temps d'hier (accès payant). Aujourd'hui, dans son style caractéristique, le tabloid le Matin revient sur le sujet avec ses gros sabots.

Pour ceux qui ne connaissent pas le système académique suisse, à côté des universités, qui sont sous la responsabilité des cantons, il existe deux Ecoles Polytechnique situées à Lausanne et à Zurich dont le but historique est la formation des ingénieurs. L'institution de Zurich (Où j'ai fait toutes mes études jusqu'à mon doctorat) a fêté ses 150 ans l'année passée tandis que l'EPFL a été créée en 1969. L'ETH Zurich se situe régulièrement dans les premières places des différents classements internationaux (classements qui sont souvent mis en cause pour leur méthodologie). Pour le Times, par exemple, l'ETH Zurich est la 6eme meilleure université d'Europe (Place 26 mondiale), après le Top five anglais et l'ENS à Paris. Selon le ranking de Shanghai, l'ETH est à la place 27, mais 1ere d'Europe continentale, après le Top 5 anglais. En comparaison, l'EPFL est située aux places 64 du classement du Times. Mais comparaison n'est pas raison, comme disait le sage...

En tant que romand ayant fait ses études à Zurich, je vais éviter de prendre position sur la qualité respective des deux "Poly". Il faut noter que cette effervescence médiatique n'apparaît pas à un moment quelconque, mais à quelques semaines de décisions politiques importantes au sujet du financement de la recherche pour la période 2008-2011.

Tuesday, November 28, 2006

L'ébauchoir

Samedi soir, avant le traditionnel Chantier, je me suis décidé à découvrir le Paris gourmant. Sur les conseils d'une amie parisienne, nous sommes allé dans un des restaurants franchouillards qui font le charme de cette ville. Situé dans le 12e arrondissement, l'ébauchoir est un charmant bistro. Avec ses tables en bois et son grand miroir en fond de salle, il est sobrement décoré. Les sonorités sont celle d'une brasserie où l'on entend l'entrechoquement des verres et le mélange des multiples discussions. La fresque sur un des murs lattéral est à l'image de la carte. Il montre une certaine recherche dans l'originalité et la création, mais sans tomber dans l'exces de la sophistication à outrance. Renouvellée chaque saison, la carte offre des saveurs simples mais multiples. Présentés avec goût et sobriété, les plats sont un délice gustatif. Cela faisait longtemps que je n'avais plus aussi bien mangé.

C'est un plaisir de retrouver des bistros avec une cuisine traditionnelle sans l'embonpoint des restaurants qui se veulent à la mode. La cuisine est une cuisine française, ce qui est de plus en plus rare dans les villes comme Genève où les trattorias, les indiens ou autres sushis sont devenus la règle. En même temps, c'est une cuisine qui se renouvelle, où la recherche de la création est palpable, mais sans jamais tomber dans l'exces.

Monday, November 27, 2006

L'humeur d'un tango?

La femme la plus hyperbolique que je connaisse parle de l'humeur d'un tango.

Peut être que moi aussi, je devrais aller danser ce soir ;)

Les boulangeries parisiennes

Un des bonheurs parisiens réside dans la multitude de magasins. Il n'est pas rare de trouver des charcuteries ou des marchands de fruits et légumes. On y entre accueilli par un "bonjour monsieur" sonore suivi d'un "Qu'est ce que je vous sers?".

Le plus marquant est le nombre de boulangerie. On peut littéralement en trouver à tous les coins de rues. Parfois, elles se font face, comme dans les rues du 5e ou 14e arrondissements. On y est toujours accueilli par les senteurs de farine qui montent des paniers à baguettes posés à même le sol. Celles-ci se déclinent en plusieurs sortes: les baquettes aux fibres, les baguettes à l'ancienne ou les demi-baguettes. On attend parfois jusqu'au pas de la porte pour être servi. Patiemment, on attends que notre tour pour entrer dans l'espace restreint qui nous sépare de la vendeuse.
"Et qu'est-ce que je vous mets avec ça, monsieur?"
Ne demandez pas de boules de Berlin, car la réponse sera dubitative. Tentez plutôt les croissants, qu'ils soient ordinaires ou au beurre. On vous les empaquetera dans une feuille de papier pliée en deux. D'un tour et demi oblique, la feuille sera fermée par les deux coins. Ce mouvement de rotation rapide m'a impressionné dès le premier jour. Depuis lors, chacune de mes baguettes est accompagnée d'un croissant ou d'un pain au chocolat, simplement pour avoir le plaisir de voir ce geste d'un autre temps.

Car même dans ces temps modernes où chaque appartement à sa connexion wifi, où chaque rue commerçante est peuplée de vendeurs de téléphones portables, il reste des produits que l'on achète pas n'importe où. Le pain en fait partie. Malgré le fait que les grandes surfaces en vendent, les petites boulangeries ne désemplissent pas. Les générations s'y croisent et s'y salue d'un constant "bonjour madame". Pour que le touriste américain s'y sente chez lui, il ne manque plus que l'homme-au-bêret. Je ne l'ai pas encore rencontré.


Sunday, November 26, 2006

Encore du tango?!?

Sur Youtube, on peut bien trouver à boire et à manger. Et même des vidéos de Judith et Christophe, le couple chez qui je prends des cours de tango tous les mardis soir. La démonstration dont le film a été posté sur Youtube a eu lieu au Rétro Dancing le vendredi 10 novembre 2006.



Si vous voulez voir un autre tango interpreté par Judith et Christophe, il faut aller là:

http://www.youtube.com/watch?v=krMI3ls9uyk

Friday, November 24, 2006

Légendaire flegme français II

Hier, à l'issu d'un séminaire qui avait lieu dans le 5e arrondissement, je voulais prendre le bus pour rentrer chez moi. Je m'installe donc à un arrêt Luxembourg déserté après avoir regardé l'affichage qui indique que le prochain bus arrive 7 minutes plus tard et je lis un article de Nuclear Physics B. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes passent. L'affichage indique 3 minutes. Est-ce une preuve de la dilatation du temps!?

C'est alors que j'entends une dame d'un âge certain à mes côtés donner une autre explication. Elle attend depuis une demi-heure. Les deux bus précédents étaient complet. Il y aurait une manifestation en amont. Elle attendait donc, résignée, dans l'espoir que le prochain ne le soit pas. Une foule d'une vingtaine de personne s'est accumulée à l'arrêt quand le bus arrive. Complet. Il y a bien quelques heureux qui s'entassent dans les derniers centimètres carrés libre. Mais la plupart des usagers suivent les conseils du chauffeur qui promet que le prochain bus arrive, vide, dans 5 minutes.

Aucunes plaintes, aucuns mots d'oiseaux. Tout se passe dans un calme parfait. Il y a même certains sourires qui s'échangent entre les malheureux restés à "quai". On s'échange des bribes d'informations sur la manifestation supposée, sur les options possibles. Certains s'installent sur le banc, d'autres partent vers le RER. J'ai pris le RER.


C'est une fois arrivé chez moi que je lis l'article du correspondant du Temps au sujet du légendaire flegme français. J'en avais déjà parlé ici au sujet de la patience moyenne d'un parisien lors des contrôles à la RATP. Le journaliste parle plutôt de la patience lors des retards dans les transports publics ou dans les administrations et la compare avec les énervements provoqués par les embouteillages.

Peut être que le flegme français existe, finalement...


Thursday, November 23, 2006

Mecha et El Pajaro

vous pouvez trouver ici une des très rares vidéos de Mecha et El Pajaro, un des meilleurs couples de danseurs "milonguero"

Wednesday, November 22, 2006

Le tram T3 est arrivé, mais on ne peut pas monter

A ce que l'on dit, cela fait des années que les parisiens attendent l'avenement de la nouvelle ligne de tram T3 parcourant le sud de la capitale. Depuis lundi, il est arrivé. Tout beau, tout neuf... et tout vide! En effet, bien qu'il roule depuis lundi aux cadences normales, il ne prend pas de passagers. La RATP fait des tests!

Lundi, il pleuvait à Paris. Voyant l'arrivée d'un tram à l'arrêt Cité Universitaire, je saute dans le tram avant de remarquer très rapidement qu'il est vide- malgré la météo apocalyptique- et d'entendre une voix me dire que "le tram n'est pas en service". Mais il roule, il ouvre ses portes, les panneaux aux arrêts indiquent les prochaines arrivées. Il faut bien être un physicien suisse pour croire que tous ces indices impliquent forcément qu'il est en fonction! Penaud et mouillé, je dois prestement ressortir.

En y réfléchissant, je me suis demandé ce qui, dans la circonstance, était le plus ridicule. Que le tram roule sans passager un jour d'apocalypse météorologique, ou de vouloir le prendre pour parcourir les 900m qui sépare le RER de mon appartement...


Tuesday, November 21, 2006

Tadjikistan

Voilà un article intéressant sur ce magnifique pays. Bien qu'il ne parle pas du trafic de drogue, endémique dans cette région, il résume bien les difficultés de ce pays.

Monday, November 20, 2006

Légendaire flegme français

Vendredi soir, après le concert des Yuyo verde au Tango des Reines, j'ai pris un bus de nuit bondé pour rentrer chez moi. Nous étions serrés entre une bande d'ados émechés, le couple d'amoureux transits et le guitariste poète incompris.
C'est là qu'un contrôle a eu lieu. Pour cela, 3 contrôleurs "en civil", accompagnés de trois "agents de sûreté" en rangers avec menottes et spray au poivre, sont monté dans le bus. A l'issu du contrôle, 15 minutes plus tard, le bus était à moitié vide.

Pendant les 15 minutes qu'a duré le contrôle, je me suis perdu dans mes pensées, mes yeux vissés sur le backgammon de mon téléphone portable. En arrière-fond, on pouvait entendre les palabres des malheureux qui n'avaient pas de billets. Les premiers ont des billets, mais ont "oublié" de les valider, les seconds ont un abonnement, mais l'ont perdu, "je vous le jure, Monsieur". Il y a ceux qui tentent de convaincre les contrôleurs de se convertir à la religion du transport gratuit par des phrases comme

"Vous n'avez pas d'âme? Laissez les gens vivre!"

Il y a finalement ceux qui tentent de négocier la clémence des agents. Le tout se fait dans la confusion la plus totale: Même certains passagers en règle se mêlent aux négociations, les décibels montent et les propos sont vifs, bien que toujours les phrases se terminent toujours par "Monsieur".

Pendant ce premier mois à Paris, j'ai subi 3 ou 4 contrôles dans les transports publics. Systématiquement, les contrevenants se plaignaient, tentaient la négociation ou la confrontation. Cela m'a fait pensé à la remarque d'une amie faisant l'expérience du flegme anglais à Oxford. Malgré les profondes turpitudes administratives, elle entendait les anglais être "slightly annoyed".

Le flegme français est bel et bien une légende!

Saturday, November 11, 2006

Les fourmis, Part II

Voilà une autre physicienne qui cherche des fourmis: Lisa Randall est une des deux co-auteurs d'un des articles les plus cités de la physique contemporaine qui traite aussi du problème des fourmis dans les mondes parallèles. A l'occasion de la sortie de son livre, elle donne une interview au magazine suisse Weltwoche. Désolé, c'est en allemand. Pour une traduction approximative en français, il y a google translate.

Friday, November 10, 2006

Info urgente de chez moi II


J'apprends (c'est ici que je devrais insérer un adverbe positif caractérisant mon sentiment lors de la lecture de cette information) qu'il est dangeureux d'être une femme au foyer en Suisse. Comme l'article n'est pas en ligne, je n'ai pas pu le lire.

Ca fait du bien de savoir que tout va bien chez moi. ;)


Info urgente de chez moi...


L'histoire des pauvres chats d'Orsières suivi d'un profond éditorial.

Ca fait du bien de savoir que tout va bien chez moi. ;)


Thursday, November 09, 2006

Wanted

Cherche jus d'ananas buvable désespérément.

Toute aide sera récompensée.


Wednesday, November 08, 2006

Tango, pédagogie et musicalité

Hier au soir avait lieu le cours de Judith et Christophe. J'y suis allé malgré le fait que ma partenaire n'ait pas pu venir. Et je n'ai pas regretté.

Leurs cours commencent toujours par des exercices spécifiques, comme la contre-rotation si le thème du cours est l'enrosque, la rythmique ou l'écoute de la musique. Le but de ce cours était multiple. Il récapitulait ce qui avait été appris pendant les premiers cours de la saison. Pour cela, il a proposé une séquence de 2x8 temps où les principales difficultés enseignées étaient insérées (Entradas hommes, entradas femmes, boleos gauche et droit, barridas, lapis, différents systèmes). Pour corser le tout, il était dans un premier temps demandé aux femmes de ne pas regarder la séquence. De cette manière, le marquage de l'homme devenait plus important que la mémoire ou l'habitude d'un pas.

Une fois que la séquence fut assimilée par les deux danseurs, Christophe y ajouta la musicalité. Pour cela, on a travaillé sur la musique de di Sarli. Il a proposé aux hommes une interprétation de la séquence (les femmes ne regardaient pas) que l'on a travaillé durant la seconde partie du cours.

Je trouve cette approche pédagogique très bonne. Indépendamment de la réflexion au corps et à la musique que Christophe transmet à chaque cours, ce cours en particulier montre une réflexion pédagogique. La récapitulation, en elle-même, n'est pas une révolution pédagogique. Mais le fait que cela soit fait en "blind test" pour la femme apporte deux dimensions essentielles qui vont au delà de la simple technique. Pour l'homme, il lui apprend à guider avec précision, sans l'aide de l'habitude. Pour la femme, il approfondit l'écoute de l'homme et de la musique.

On apprend pas simplement des figures. On apprend à danser. C'est différent. Cette approche me convient parfaitement. Malgré le fait que je n'ai pas de partenaire fixe et qu'il y ait plus d'homme que de femmes, je retourne avec plaisir à chacun de leurs cours. J'ai l'impression d'apprendre beaucoup en peu de temps, car au delà des figures, il m'amène à réfléchir sur ma façon de danser et apporte des éclairages instructifs sur mes points faibles.

La seconde partie du cours m'a moins convaincue, je dois l'avouer. Il faut dire que j'ai un avis assez peu orthodoxe sur les cours de musicalité: A mon avis, la musicalité ne peut pas s'enseigner. La musique, la rythmique se sent, se vit mais ne s'apprend pas. Elle vient avec le temps, l'expérience. Elle peut aussi s'inspirer de l'exemple de bons danseurs. Mais elle ne peut pas s'apprendre d'eux, car elle ne peut être codifiée. De plus, elle dépend de l'ambiance d'une soirée, de ton humeur ainsi que de celle du (de la) partenaire. Tous ces paramètres font que que je suis toujours sceptique quand j'assiste à un cours de musicalité. Ceci dit, Judith et Christophe n'ont jamais prétendu donner LA musicalité juste sur une musique de di Sarli. Ils ont rien donné de plus que des clefs.


Monday, November 06, 2006

Metro, boulot, tango

C'est affreux!

Après un mois à Paris, mes intentions les plus louables sont déjà oubliées. Avant d'arriver, avec armes, livres et bagages, le projet était de visiter un arrondissement par weekend, de le parcourir à pied pour y découvrir leurs secrets, leurs tabacs, restaurants, voire leurs charcutiers, que sais-je encore. Je voulais humer ses parfums, m'imprégner de ses couleurs.

Mais les habitudes se sont déjà installées, souvent aux dépends de ces belles idées. Il y a bien sûr des excuses: il fallait trouver un appartement, puis trouver des meubles, enfin les monter. Mais ce ne sont que des excuses. Ce sont les habitudes qui m'ont empêcher de partir à la découverte des rues parisiennes.

Ces petites habitudes insidieuses: Le métro, boulot, tango. Ma vie en est déjà terriblement rythmée. Celles des horaires du RER B, des différents séminaires de la région parisienne et des nombreuses milongas. 3 séminaires, 3 milongas, un cours de tango et une practica par semaine. Et lorsque la milonga se termine à six heures du matin, comme le samedi soir au Chantier, le dimanche est condamné. Ca laisse donc peu de temps pour les folles échappées dans les rues parisiennes. En fait, pendant ce premier mois, je n'ai connu que le Paris dansant.

C'est un bon début, non?