Il y a les habitués et les occasionnels. Il y a ceux que l'on voit le matin à 8h comme à 19h le soir. Les 35 heures n'existent pas pour eux. Et il y a ceux que je n'ai plus revu. Il y a ceux qui chantent, ceux qui jouent de la guitare, ceux qui parlent et ceux qui ne parlent pas.
Il y a en particuliers deux qui rythment mes journées. Ce sont des roumains que je rencontre quotidiennement dans les allées du RER B entre la cité universitaire et Lozère. Le premier est un adolescent qui répète son histoire dans un français très approximatif. Il parle de "beaucoup d'eau" pour dire que sa maison en Roumanie a été detruite par les inondations. Il n'aurait ni père ni mère, ni maison, ni travail, ni aide sociale. Il passe de wagon en wagon pour expliquer ses problèmes. Chaque phrase est ponctuée d'un "bon courage, monsieur, madame". Il se répète souvent, comme s'il assénait des phrases apprises par coeur. D'un jour à l'autre, son récit ne se modifie que légèrement. Cela fait aujourd'hui la 54ième fois que je l'entends et je dois avouer que cela devient si lassant que lorsque j'entends sa voix dans le brouhaha ambiant, j'augmente le volume de mon iPod.
Le second mendiant habitués du RER B est en fait un couple. Ils sont habillés avec de vieux habits qui ressemblent à ceux que portent les paysans roumains ou les gens du voyage dans les films que j'ai pu voir. L'homme est responsable de la "sécurité". A chaque arrêt, il se poste à la porte du wagon pour s'assurer qu'aucuns contrôleurs n'entrent. Je ne sais pas s'il contrôle aussi le revenu de sa compagne. Elle est responsable de la collecte en tant que telle. Sa tactique est différente que celle de l'adolescent. Elle distribue des flyers où elle explique qu'elle a trois enfants et pas d'argent. Une fois les flyers déposés sur chaque banc, elle passe à nouveau pour les reprendre et récolter les dons. A chaque fois, on sent la nervosité de son collègue qui la pousse à être plus rapide.
Ni pour l'un, ni pour les autres, je ne connais l'efficacité de leurs méthodes.
Il y a en particuliers deux qui rythment mes journées. Ce sont des roumains que je rencontre quotidiennement dans les allées du RER B entre la cité universitaire et Lozère. Le premier est un adolescent qui répète son histoire dans un français très approximatif. Il parle de "beaucoup d'eau" pour dire que sa maison en Roumanie a été detruite par les inondations. Il n'aurait ni père ni mère, ni maison, ni travail, ni aide sociale. Il passe de wagon en wagon pour expliquer ses problèmes. Chaque phrase est ponctuée d'un "bon courage, monsieur, madame". Il se répète souvent, comme s'il assénait des phrases apprises par coeur. D'un jour à l'autre, son récit ne se modifie que légèrement. Cela fait aujourd'hui la 54ième fois que je l'entends et je dois avouer que cela devient si lassant que lorsque j'entends sa voix dans le brouhaha ambiant, j'augmente le volume de mon iPod.
Le second mendiant habitués du RER B est en fait un couple. Ils sont habillés avec de vieux habits qui ressemblent à ceux que portent les paysans roumains ou les gens du voyage dans les films que j'ai pu voir. L'homme est responsable de la "sécurité". A chaque arrêt, il se poste à la porte du wagon pour s'assurer qu'aucuns contrôleurs n'entrent. Je ne sais pas s'il contrôle aussi le revenu de sa compagne. Elle est responsable de la collecte en tant que telle. Sa tactique est différente que celle de l'adolescent. Elle distribue des flyers où elle explique qu'elle a trois enfants et pas d'argent. Une fois les flyers déposés sur chaque banc, elle passe à nouveau pour les reprendre et récolter les dons. A chaque fois, on sent la nervosité de son collègue qui la pousse à être plus rapide.
Ni pour l'un, ni pour les autres, je ne connais l'efficacité de leurs méthodes.