Monday, April 16, 2007

Armée

Blog fermé

pour cause de service militaire.

De retour le 8 mai.

Thursday, April 12, 2007

BBCNews: Kirghizstan

Encore des manifestations dans la capitale kirghize, Bishkek. Petit topo sur ce pays visité à deux reprises.

Le Kirghizstan est un magnifique petit pays montagneux que l'ancien président ( un physicien devenu dictateur) aimait appeler la Suisse de l'Asie Centrale. C'est une ex-république soviétique qui est, comme le Turkménistan, l'Oubekistan ou le Kazakstan, rapidement devenu une dictature à la sortie de la période communiste. Mais contrairement à ses voisins riches de pétrole, de gaz et de coton, le Kirghizstan est pauvre. Sa seule richesse est une mine d'or dans les montagnes du Tien Shan. Comme elle est pauvre, sa dictature était fragile. Il a suffit d'une petite révolution "des Tulipes", aidée comme en Géorgie et en Ukraine par les fondations Soros, pour passer d'un dictateur à.... un autre. Le président actuel, Bakiev, vient simplement d'un autre clan (de la ville d'Osh) que le précédent. C'est à peu près la seule différence. Alors au retour des beaux jours, depuis deux ans, des manifestations plus ou moins pacifiques apparaissent dans les rues de la capitale. Mais comme c'est un pays pauvre, tout le monde s'en fout. D'autant plus que les Etats-Unis y ont une base militaire d'où les avions ravitailleurs partent pour aller en Afghanistan.

Malgré ces problèmes récurrents, ce pays reste un pays sûr pour voyager, malgré ce que l'on peut lire dans les conseils aux voyageurs issus des gouvernements

Wednesday, April 11, 2007

Washingtonpost: Zurich Town

Un article insolite ce matin sur le Washingtonpost sur la dernière mode chinoise. Elle consiste en la construction de villes sur le modèle occidental. Venise et londres ont déjà été copiées. Plus insolite, un projet d'une copie de Zurich est à l'étude.

(Photo de Washingtonpost.com)

Avec un peu d'imagination, on peut reconnaitre le Zuriberg en arrière-fond, avec le Limmatquai en diagonal. Par contre, je ne parviens à trouver ni la Bahnhofstrasse, ni la Fraumuenster...

Tuesday, April 10, 2007

Festival Ostertango de Bâle

Après le festival de Bruxelles le weekend passé, ce fut le tour du festival de Bale pour le long weekend de Pâques. C'est la deuxième édition à laquelle je participe et j'ai beaucoup moins apprécié celle-ci.

Il est assez étrange de remarquer l'évolution des attentes entre deux éditions d'un même festival. Il y une année, l'Ostertango était le premier festival auquel je participais. Le souvenir est celui de démonstrations éblouissantes (en particulier Marcelo/Analia et Julio/Corina), de bals- à cause du manque de place- difficiles à danser et de danseurs magnifiques. Une année et quelques festivals plus tard, le regard sur la deuxième édition est totalement différent. Les démonstrations étaient décevantes, la place à disposition pour danser suffisante et le niveau des danseurs bon.

A quel point ces appréciations sont-elles objectives? A quel point ce sont les attentes envers les démos et les bals qui ont changés? L'année passée, les démos de Julio et Corina étaient impressionnantes. L'énergie, la fluidité et la précision de leur danse étaient inégalées. Leur manière de danser comme dans une milonga, sans les figures amples du tango nuevo, donnait l'impression d'une improvisation. Mais cette année, sur les quatre danses qu'ils nous ont proposés, deux étaient strictement identiques à celle que l'on a pu voir à Bruxelles. Ma naiveté en a pris un coup. Pour certains couples comme Sebastian et Mariana, il est évident que la plupart de leurs démonstrations sont chorégraphiées. A l'inverse, Chicho prétend ne choisir ses musiques que dix minutes avant les démos. Je sais maintenant que Julio et Corina chorégraphient leurs prestations. De le remarquer vendredi soir à Bâle m'a profondément attristé: Comme dans toute relation d'amour, le temps de la décristallisation devait un jour arriver.

Quant aux bals, il est difficile de dire s'il y avait réellement plus de monde en 2006. Là encore, c'est peut-être la différence entre les yeux d'un enfant ébloui par un nouveau jouet et le regard d'un homme mûr (ou blasé, qui sait). Comme pour débutant, la gestion de l'espace était plus difficile l'année passée: celui qui guide doit être plus concentré et profite moins intensément de la musique. Cette année, il semblait aisé de faire des tours sans que la femme ne recoivent dix coups de talons.

Encore faut-il danser. Si le post précédent expliquait certaines tactiques masculines pour choisir une partenaire dans un festival, faut-il encore qu'elle soit intéressée. Si pour l'homme, inviter une inconnue est source de risques, le même vaut aussi pour la femme: elle prend le risque de passer 3 terribles tangos en acceptant une danse avec un mauvais danseur. Alors lorsque le festival a lieu dans des endroits comme Bâle ou Paris où le niveau des danseurs est élevé, la danseuse "locale" n'a pas besoin de prendre trop de risques: il y suffisamment d'hommes qu'elle connait pour passer une bonne soirée. C'est une des raisons (sûrement pas la seule) pour laquelle les danseur(se)s parisien(ne)s sont souvent considéré(e)s comme étant arrogant(e)s. Lorsqu'un étranger inconnu vient au Neuf Billard par exemple, il est fort probable qu'il se ramasse quelques "râteaux": la probabilité est grande que les femmes, qui ont la possibilité de danser avec des hommes connus, lui oppose un NON plus ou moins poli. A savoir si cela est dû à de l'arrogance ou à de l'autodéfense...


Thursday, April 05, 2007

Festival de Tango de Bruxelles

Ce weekend a eu lieu le Festival de Tango de Bruxelles. Malheureusement, sa réputation auprès des danseurs parisiens était un peu surfaite. La faute aux DJs. Car les lieux étaient magnifiques, en particuliers le théâtre de Vaudeville dans la galerie de la Reine. Les soirées du vendredi et du samedi furent plombées par une musique lente, monotone et sans rythme. Par chance, DJ Tomasso fit un très bon travail le dimanche. Un lieu magnifique, un très bon DJ sont les secrets d'une belle soirée. Cela suffit pour que l'on danse de 22h à 4h du matin sans interruption. Certaines musiques et les danses qui y sont associées sont si intenses que l'on ne veut pas quitter sa partenaire. Une tenda, deux tendas, puis une série de valse, et encore je-ne-sais-combien de tendas. On s'enivre de la mélondie et de l'endroit. On se perd dans l'abrazzo d'une danseuse. Une inconnue devient une confidente, le temps de quelques tangos. La danse est si parfaite que le tango se transcende en une communication exclusive et évidente.

C'est pour ce genre de moments qu'un festival reste un moment unique. Quelques instants peuvent sauver un weekend. Car un festival est une rencontre difficile. On y connait souvent peu de personnes. Il faut donc se trouver des critères pour choisir les danseuses que l'on va inviter. L'idéal serait évidemment de les voir danser. Mais cela prend du temps: en début de festival, cette méthode n'est pas applicable. Il faut donc y aller à l'aveugle. Souvent, on s'aide de détails significatifs chez la femme. Les chaussures en font partie. Selon la hauteur et la beauté des chaussures, on peut estimer l'expérience d'une danseuse: de nos jours, il est de plus en plus rare pour une femme de porter des talons au quotidien. Par conséquent, de basses chaussures fermées trahit souvent une débutante.

Evidemment, les quelques trucs à notre disposition ne sont pas infaillibles. Il y a donc de fortes chances que les premières danses se soient pas les meilleures. Alors après quelques tangos plus ou moins fructueux, au hasard des rencontres au bar, les hommes s'échangent des conseils. Les femmes à éviter, celles à inviter. C'est ce qui rend un festival de tango cruel.

Mais plus le festival avance, plus les gens se reconnaissent. La qualité des danses s'améliore. A la fin du festival, on aura peut être rencontré trois, quatre ou six (si l'on est chanceux) danseuses avec lesquelles la communication a bien passé. Avec chacune d'entre elles se sera installé un dialogue différent. Contrairement aux milongas locales où les gens se connaissent et les nouveautés sont rares, le festival donne la possibilité d'aller à la découverte de trois, quatre ou six nouvelles sensibilités et manières de danser. On aura découvert autant de nouveaux univers. C'est ce qui rend un festival de tango magique.

Dès demain, je serai au Festival de tango de Bale.

Wednesday, April 04, 2007

Le maire de Paris vous convie...

Le maire de Paris vous convie à une réception à l'Hôtel de Ville. Ce n'est pas tous les jours que l'on reçoit de telles invitations dans sa mailbox, le matin en arrivant au bureau.

C'est la raison pour laquelle nous étions lundi soir avec 600 collègues dans le salon principal de l'Hôtel de Ville.
A l'arrivée, il ne fallait surtout pas se tromper, car les scientifiques n'étaient pas les seuls invités. Dans une salle adjacente, le même maire de Paris recevait les artisans des meilleures baguette et éclairs au Chocolat. On accède au salon (pas de photos malheureusement) par un portique de sécurité , puis par un grand escalier. Au bas de l'escalier, le faste "républicain" se fait sentir, avec les hauts plafonds, et les tapis rouges. Le salon est tout en longeur, avec des mirroirs sur les murs et des fresques aux plafonds. Une estrade est installée au fond, où un groupe jouera de la musique et les discours auront lieu. Malheureusement, Bertrand a préféré la gastronomie française aux chercheurs étrangers. Nous n'avons donc eu droit qu'aux discours de ses adjointes. Après une somme de banalités - qui par chance n'a pas trop duré - sur la qualité de Paris et la chance d'accueillir autant de chercheurs étrangers, la soirée continua avec petits fours et champagne.

Une banale réception à l'Hôtel de Ville, en somme

Tuesday, April 03, 2007

Où il fait bon vivre...

Selon une nouvelle étude de l'institut Mercer HR, Zurich et Geneve sont les deux villes où il fait le mieux vivre au monde. La radio suisse romande se fait un malin plaisir de préciser que Paris ne figure qu'au 33e rang mondial. Cependant, je n'ai pas réussi à trouver sur quels critères objectifs Mercer HR se basait pour affirmer cela. De plus, la RSR oublie de mentionner la petite remarque qui fait la différence entre la qualité de vie et la "qualité d'habitat".

La qualité de vie serait fait de ces petits "plus" qu'offrent une ville et qui ne peut pas être quantifiés. On se saura donc jamais s'il fait mieux vivre à Paris ou à Genève... mais ça, la RSR ne nous le dira pas...

BBC: Tremblement de terre en Afghanistan

Une triste nouvelle ce matin sur le site de la BBC. Un tremblement de terre d'une magnitude de plus de 6 sur l'échelle de Richter a frappé la région reculée de l'Afghanistan que j'avais visité. Connaissant leur manière de construire leur maison, il faut craindre le pire. Par chance, le tremblement de terre a frappé à 8h du matin (heure locale), heure à laquelle les gens sont éveillé. A suivre

Autre article sur l'afghanistan dans Le Figaro. Il parle du risque d'une guerre civile. Bien qu'il soulève un point justifié du problème afghan, l'article est totalement ridicule. Lorsqu'il parle d' "armes sophistiquées", ça fait sourire. Les Mujahidines afghans se battent avec des fusils et des lance-grenades, pas avec des drones! Si vous voulez connaitre le prix d'un MRE au marché de Kaboul, il faut aller ici

Monday, April 02, 2007

Mauvaises nouvelles du CERN

Visiblement, des problèmes sérieux sont apparus lors des derniers tests au CERN. Certains aimants supraconducteurs servant à focuser la course des protons à l'entrée des expériences semblent ne pas être stables. Le test consistait à contrôler la résistance de ces "focuseurs" dans le cas où les aimants supraconducteurs perdraient leur qualités supraconductrices et deviendraient "normalement" conducteurs. Dans ce cas, les aimants résisteraient à l'énorme courant de particules passant à travers. Cela provoquerait un dégagement de chaleur. Cette chaleur ferait bouillir l'hélium liquide qui refroidit tous les autres aimants supraconducteurs. Sans refroidissement, les autres aimants perdent leur supraconductivité. Ca provoque une énorme tension (20 fois la pression atmosphérique). Et ça provoque un gros BOUM :



(Photo venant du blog cosmicvariance.com)


On ne connait pas le délai que va induire ces problèmes, mais il est certain que le planning selon lequel les premiers résultats physiques intéressants pouvaient être publiés fin 2008 ne pourra pas être tenu. C'est une très mauvaise nouvelle pour la physique des particules.

Complément: Pour une explication plus politique de la situation, voir cet article du Monde