Thursday, March 29, 2007

LeFigaro: Le Meilleur Croissant de Paris

Le Figaroscope nous explique le dogme parisien du bon croissant et nous donne les bonnes adresses pour les trouver. Malheureusement, ma boulangerie préférées n'est pas dans la liste :( En primeur, vous avez droit à l'interview du vainqueur.

Ce que l'article ne dit pas, c'est que le croissant primé coûte 1,50 Eur, ce qui est beaucoup lorsque l'on connait ma consommation hebdomadaire... (Un croissant ordinaire coûte 0,9 Eur)

Pour la même enquête au sujet des éclairs au chocolat, il faut aller par ici

Wednesday, March 28, 2007

Paris est-il sûr?

En rentrant du Neuf Billards, il faut changer de métro à Châtelet. Le soir, on y trouve sur les quais des SDF émêchés qui interpellent les usagers. Les premières fois, c'est très déstabilisant. Certains peuvent se sentir agressés ou avoir peur. D'autres sont amusés.

Hier au soir, un homme criait à un ami invisible des phrases à peine compréhensibles. Il fallait qu'il "foute le camp" de "son commissariat", qu'il foute le camp de Paris! Après quelques minutes de brouara, deux touristes américaines s'approche en me demandant si je parle anglais. Elle désirait savoir ce que disait cet homme, mi curieuse, mi inquiète. Puis, dans le métro, éloigné du SDF, elle me pose de nouvelles questions. Elle désirait savoir, le guide du Paris gourmant dans les mains, si le métro parisien était sûr. A chacune de mes réponses, elle transmet ma réponse à son amie.

Lorsque je leur explique que le métro est très sûr, je vois son visage se détendre. Mais aujourd'hui, lorsque je lis ce qui s'est passé hier au soir à la Gare du Nord, on peut se demander si je ne leur ai pas menti. Le métro est-il vraiment sûr? Je prends très régulièrement les transports publics la nuit, même depuis Montreuil, dans le fameux 9-3 (lire 9 cube, selon la dernière mode). Jamais, je n'ai ressenti de l'insécurité. Que ce soit à Montreuil, dans le Marais ou dans le 20eme, je n'ai jamais été importuné lorsque je rentrais chez moi, seul dans les rues sombres. Mais peut être est-ce de l'insouciance!?

Wednesday, March 21, 2007

Islamistes Ouzbeques au Pakistan

Deux articles extrêmement intéressants ont été publiés sur le site de la BBC, et dans LeMonde, au sujet de combats entre islamistes dans le Waziristan. Pourquoi en parler ici? Parce que l'une des parties en présence sont des islamistes ouzbèques. Ils sont originaires principalement de la vallée de la Fergana que l'on avait visité il y a trois ans avec Sandra.

La Fergana a toujours été un centre de résistance. Déjà contre les russes tsaristes, puis contre les soviétiques, cette vallée très fertile était le centre de révoltes contre les pouvoirs en place. Après la chute de l'URSS, l'ouzbékistan est devenu indépendant. Depuis lors, il est dirigé par l'ancien commissaire du parti communiste local, un despote au nom d'Islam Karimov. Pendant que le pays voisin, le Tadjikistan tombait dans une guerre civile meutrière, le pouvoir despotique et extrêmement violent de Karimov a laissé l'Ouzbekistan dans une stabilité relative. En face de Karimov, la résistance islamiste était incarné par l'IMO (Mouvement Islamiste d'Ouzbékistan). Après des faits tangibles de terrorisme, la puissance réelle de ce mouvement n'était pas clair. Certains prétendaient que Karimov utilisait l'IMO comme épouvantail pour obtenir l'aide des Etats-Unis dans la "guerre contre le terrorisme".

C'est dans cette perspective que les articles de la BBC et du monde sont intéressants. Ils montrent que l'IMO existe bel et bien. Après s'être réfugiés en Afghanistan, ils se sont repliés dans le Waziristan après l'intervention américaine. Bien que le nombre de mort dans ces combats ne soit pas clair, Le Monde parle de 80 morts ouzbeks. Cela peut donner un ordre de grandeur sur la grandeur de ce groupe (et de son existence).

Plus généralement, ils montrent des luttes de pouvoir (au minimum) ou des ruptures à l'intérieur de la mouvance islamiste au Pakistan. Peut-être que la tactique pakistanaise donne ses premiers fruits. Mais cette discussion va bien au delà du cadre de ce blog


Tuesday, March 20, 2007

Histoire drôle

A toute heure du jour, lorsque l'on prend le RER, on entend des mendiants. Ce matin, ils étaient trois en dix minutes à se succéder. La plus marrante était la première. Elle fait le speech habituel. Elle a pas d'argent, pas d'allocations, pas de logement. Elle vit à la rue et demande un euro ou un ticket restaurant. Malgré que sa voix nasillarde porte loin, elle le répète inlassablement en avancant dans le wagon. Lorsqu'elle arrive à ma hauteur, un téléphone portable se met à sonner. C'est le sien. Elle répond en faisant partager à tout le wagon sa discussion.

Après 30 secondes, elle raccroche, range son téléphone et continue à avancer dans le wagon en expliquant qu'elle n'a ni argent, ni logement, comme si de rien n'était.

Un fou-rire général s'empare du wagon.

Monday, March 19, 2007

Videos...

Pour de la grâce et de la beauté, allez par ici. voir Eugenia et Ezequiel




Pour une superbe musicalité, c'est Mario et Anabella et c'est par


Friday, March 16, 2007

Où je ne serai pas ce soir

Rencontre du 3e type

Il parait que le jeudi soir est le soir vernissage, dans le Paris rive-droite.

Hier au soir, j'étais invité au vernissage d'une exposition d'art contemporain. Elle avait lieu rive droite, dans la maison où Molière avait vécu. Elle montrait les oeuvres d'artistes arméniens dans le cadre de l'année France-Arménie.

Un physicien peut y apprendre beaucoup de choses. Du vocabulaire déjà. On ne parle pas d'oeuvre, mais de dispositif. Il y a ensuite les adjectifs ou qualificatifs que l'on adjoint aux oeuvres, pardon dispositifs. Contrairement à New York où tout est "great", il est indécent à Paris de dire que l'on aime un dispositif. Au mieux, il est "réussi". Evidemment, on peut en rester aux traditionnels "intéressants", "forts" ou "prenants" qui n'engagent pas trop le visiteur.

On y apprend aussi à parler pour ne rien dire. C'est le plus difficile. Honnêtement, je ne me moquerais plus jamais de ces personnes aux phrases creuses. C'est autant un travail qu'un art. Un galeriste ne fait pas un travail facile. Il faut donner sens à des oeuvres qui n'en n'ont pas. Une phrase ne suffit pas. Il faut de l'emphase et de la profondeur. Il faut du contexte. Prenez des photos verdâtres disposées à même le sol. Mettez un miroir à leur côté. Donner un nom à ce dispositif. La galeriste devra expliquer la manière dont les photos ont été prises et développées. Il faudra ensuite expliquer le tourment de l'artiste et son origine. En gros, son CV psychologique. Psychologiser une oeuvre est une recette éprouvée et efficace. Cela permet de remplir facilement 30 secondes de monologue.

Il y a aussi une mode et un comportement "rive-droite" qu'il faut apprendre. On ne s'improvise pas artiste. Il faut avoir le look et le comportement qui va avec. Il parait que le vernissage d'hier au soir n'était pas représentatif de la "rive-droite-attitude". On y croisait quand même le jeune artiste chic et tourmenté ( shooté? ), la fashion-victime habillée de pied-en-cape dans un mauve voyant ou le pique-assiette qui a rapidement repéré le bar Campari. Toute une faune pour qui les oeuvres- pardon les dispositifs- présentés ne sont qu'un accessoire. Un vernissage est un lieu pour voir et être vu, avec force bises, sourires et compliments.

Il y a enfin la performance. Car tout vernissage qui se respecte doit avoir son happening. Ce peut être de la danse, du bruit ou des sons. C'est grâce à la performance que l'on parlera de l'exposition dans les soirées. Ce soir-là, on est arrivé trop tard pour y assister. A notre arrivée, le happening se résumait à une machine à faire des bulles aux senteurs de mers.

Aujourd'hui, je peux dire que j'ai trouvé un monde parallèle


Wednesday, March 14, 2007

Carrières d'un physicien

J'ai reçu un email d'un ancien collègue m'invitant à son "pot de départ". Il a quitté la physique il y a une année pour des raisons stupides. Il quitte Genève à la fin du mois pour d'excellentes raisons.

Comme une grande majorité des diplômés en physique et une très grande majorité des docteurs en physique en Suisse, il a décidé de passer du côté obscur de la force et de travailler pour une banque très réputée de la city de Londres. Je ne retrouve plus le lien, mais une étude de l'ETH montrait que 60 % des diplômés en physique travaillait ensuite pour une banque ou une assurance. Ensuite venait le consulting et l'informatique. Dans mon entourage direct, cette proportion dépasse allègrement les 60 %. La réflexion est simple: les salaires sont (beaucoup) plus élevés, les recruteurs sont à nos pieds et contrairement au consulting, les conditions de travail sont souvent correctes.

Evidemment, selon que l'on travaille dans la gestion du risque dans la réassurance, ou dans la recherche financière dans une banque, le travail est plus ou moins motivant. Contrairement à la recherche où l'on est quotidiennement confronté à l'inconnu et à la nouveauté, le train-train quotidien, le manque de challenge et la perte d'influence dans la prise de décisions peut être démotivant. Certains abandonnent.

Mais il existe aussi de plus ou moins grandes structures de recherche pure en finance quantitative dans toutes les grandes banques. La plupart se trouve à Londres, mais on peut aussi en trouver à Zurich. Ces groupes formés principalement de mathématiciens s'organisent comme un groupe de recherche en science, mais avec des impératifs de résultats encore plus importants que ce que l'on peut trouver en physique. Emulation, intérêt, dynamisme du travail demandé: c'est le Graal des physiciens déçus.

Tuesday, March 13, 2007

Voyage, voyage...

Ca y est. La folie des voyages tango a commencé. Les festivals pour les semaines à venir sont organisés. Après Bruxelles à la fin du mois, ce sera le long weekend de Pâques à Bâle, puis au mois de juillet à Sitges. L'été se terminera probablement par Stockholm. Il reste encore l'option du festival de Paris en juin , les tangowoche de Zurich et le festival de Moscou en aout. Sans compter un coup de coeur improvisé pour un festival où se trouveront Ezequiel Farfaro et Eugenia

Si on y ajoute mes trois semaines d'armée et mes voyages professionnels à Zurich, Rome, Madrid et peut-être Les Houches, c'est à se demander à quoi me sert mon appartement à Paris.

Monday, March 12, 2007

118218

Un très beau weekend se termine, entre tangasmes au chantier et soleil au Luxembourg. Tout ça grâce au 118218 et à un ipod.

Thursday, March 08, 2007

Actualité en Afghanistan: Allemand tué

Voilà encore un signe que l'Afghanistan ne va pas mieux... Encore un étranger tué en Afghanistan. Cette fois-ci, ça se passe dans Nord, à l'est de Mazar-E-Sharif. Dans cette région entre Herat et Mazar-E-Sharif, c'est le far-ouest. Il y avait bien des troupes norvégiennes à Maimanar, mais elles ont été évacuées lors de l'affaire des caricatures danoises et ne sont plus revenues. On parle beaucoup du sud où les anglais et les américains sont en guerre, mais cette région est aussi extremement dangeureuse. Mais comme il y a très peu d'occidentaux là-bas, on en parle pas.

Si vous voulez avoir une idée de la violence qui a lieu dans cette région, il faut absolument lire le récit de voyage de la personne qui écrit le LonelyPlanet pour l'afghanistan. Son récit (voir l'intervention 466 sur cette page) est édifiant. Pour mettre en relief ce récit, il faut savoir que ce gars n'est pas le premier touriste venu. Pour situer la personne: le soir du 11 septembre 2001, il partageait son diner avec des ministres talibans.



Wednesday, March 07, 2007

Paris, entre menace terroriste et parano...

Systématiquement, lorsque l'on se trouve dans un arrêt de métro, ou dans une gare de RER, une voix féminine nous demande d'être "vigilant ensemble" en regardant autour de nous si des objets ont été laissés à l'abandon. Dans ce cas, elle nous demande d'en avertir immédiatement un agent de la RATP ( qui probablement va appeler la police , qui va appeler Sarkozy, qui a son tour va appeller le RAID ou le GIGN). Cela provoque régulièrement des retards sur certaines lignes, en particuliers la ligne RER B dans la région de la gare du Nord.

De la même manière, lorsque l'on se trouve dans une gare comme celle de la gare de Lyon, il n'est pas rare de trouver des militaires en armes patrouillant sur les quais.

Ces deux phénomènes sont la partie visible d'un plan appellé le plan Vigipirate qui est un plan de vigilance antiterroriste. Elle comporte autant de raisons purement sécuritaires (appel à la vigilance, présence visible et éventuellement réactive d'hommes en armes) que des buts de communication publique (la visibilité des hommes en armes rassure la ménagère de moins de 50 ans).

Lorsque l'on quitte les transports publics, on se trouve dans une certaine ambiance tendue. Les appels et les armes nous rappelle une réalité qui n'est plus celle de la quiétude et de la confiance. En fait, pour être honnête, on en sait rien. On ne sait pas, comme simple citoyen, si la menace est réelle ou si elle est exagérée. Alors lorsque l'on rentre chez soi et lit les journaux ou regarde la TV, on tombe sur des articles parlant de cette menace et de sa recrudescence possible avant les élections (Rappellez-vous Madrid!!). Les experts et les medias! C'est le troisième aspect de cette atmosphère pesante (psychose?). Ils sont présents pour donner du poids aux appels des autorités à la vigilance. Evidemment, il y a autant d'avis que d'experts. Cette cacophonie des opinions rend le sentiment de menace encore plus diffus. Et qui dit confusion dit prudence. Lorsque l'on se sait pas ce qui se passe, on est plutôt tenté d'être prudent. Donc vigilant. La boucle est bouclée.

Cette environnement légèrement oppressant affecte évidemment notre vie quotidienne. Samedi, je suis monté dans une rame de métro de la ligne 1. Au pied d'un pilier se trouvait un sac à dos de montagne et personne autour. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder autour de moi si une personne a un look qui pouvait correspondre à un sac à dos de montagne. Personne. Quelques hommes en cravate, une femme avec son enfant. Personne ne correspond à l'idée que je me fait d'un propriétaire de sac à dos de montagne. En fait, personne ne semble être même préoccupé par ce sac. Mes pulsations montent légèrement. Que faire. Demander s'il appartient à quelqu'un? Actionner l'arrêt d'urgence de la rame ( :) )? Finalement, arrivé à Chatelet, les portes s'ouvrent et je sors de la rame sans rien faire, l'esprit pas totalement rassuré.

Aucune bombe n'a explosé ce jour-là.

On peut se demander où s'arrête la vigilance et où commence l'habitude. Peut-être que ce jour-là, j'aurais pu être en danger. On s'y habitue peut-être, tant que ce danger reste diffus, presque virtuel. Si je vivais en Israel, où le danger est réel, ma réaction aurait sûrement été très différente.

Il y a quelques jours à la mensa, un sac se trouvait sous la table où l'on s'était installé. Un collègue l'a pris et l'a déposé naturellement à quelques mètres de là, sous les yeux amusés d'un invité israélien. Ce dernier nous explique alors que dans son université, ce sac abandonné aurait provoqué l'évacuation de la mensa et l'arrivée des démineurs. On ne vit définitivement pas dans le même monde.

Le danger, entre la réalité et sa perception...

Monday, March 05, 2007

Tango à Genève: Eva

Pour les tangueros à Geneve, voilà une des premières vidéos de tango venant de chez vous... Eva dansant au carrousel du jardin anglais.






Sinon, pour de la danse simplement sublime de fluidité, de musicalité et de sensualité, voilà une vidéo d'Ezequiel Farfaro (le nouveau partenaire d'Eugenia Parilla, mais ici avec Mariana Dragone):

Friday, March 02, 2007

Article du Monde: Postdoc en France

Un article du Monde parle d'un des changements législatifs français concernant les postdocs. Certains d'entre nous ne sont pas payés dans le sens strict du terme. Nous n'avons pas de salaire. Par contre, on nous attribue une bourse, qui peut venir de sources différentes. Les conséquences sont multiples.

D'une part, on est mieux payé. Car les budgets de recherches sont limités. Si on avait un contrat de travail habituel, les charges pour l'employeur seraient telles qu'il devrait embaucher moins de chercheur s'il veut rester compétitif sur le marché international. L'argent ainsi "économisé" est redistribué aux postdocs par des bourses plus importantes.

Le problème est donc la couverture sociale et la retraite. Pour l'assurance maladie, une parade a été trouvée. Elle est trop longue pour être expliquée ici. Le principal, c'est que l'on a une couverture maladie. Cependant, on a aucune retraite. C'est la raison pour laquelle je continue a cotiser au 1er pilier en Suisse et que je pense très fortement à ouvrir un 3eme pilier.

Si on y refléchit, le système de bourse est somme toute une bonne chose. Il permet d'embaucher plus de chercheur à des conditions assez raisonnables. La France peut rester un centre de recherche assez attirant et compétitif. A ce propos, il y a un article moins récent - aussi du Monde - parlant des chercheurs étrangers ayant choisi la France. Pour ceux qui se demandent pourquoi j'ai choisi Paris, vous pouvez aller voir . ;)

Thursday, March 01, 2007

Tangasme

"Le Tangasme, c'est le seul orgasme qui dure trois minutes. "

C'est ce qu'une danseuse genevoise m'avait expliqué un soir.

Cela fait depuis la milonga du Neuf Billard que je tente d'écrire quelques lignes sur le tangasme. Voilà quatre jours que je tente de mettre des mots sur ce moment. Mais je me suis rendu compte que c'est impossible. Car le tangasme, c'est un état second dans lequel le couple, pendant trois minutes se trouve en dehors du temps et de l'espace. Une ex-stase dans laquelle il n'y a qu'elle, lui et la musique. C'est quand le tango est bien plus qu'une danse mais une communion. La milonga, avec les autres couples environnants, n'existe plus. La chaleur moite des corps a disparu. La lumière devient un arrière-fond flou, les murs délimitant la piste semblent avoir été poussés à l'horizon. Il n'y a que cette bulle qui se transporte au delà de la musique. Le tempo semble s'être suspensu dans un éther, la mélodie est un souffle venu d'on ne sait où. Il n'y a plus de pas, ni de figures. Il n'y a qu'un couple dont les corps se trouvent dans une communion parfaite.

Cela dure le temps d'un tango.

Puis il y a l'expiration, quelques secondes après la note finale. Le couple s'habitue lentement à l'attraction terrestre dont ils s'étaient affranchis. L'abrazzo s'ouvre et le couple s'échange un regard de jouissance.