Voilà un article de Monde qui ne dit rien de bon sur l'évolution de la situation en Afghanistan. Une bombe a explosé sur le marché de Kunduz. Pourquoi n'est-ce pas bon signe?
Kunduz se trouve dans le nord de l'Afghanistan. Cette région fut le théâtre de violent combat entre talibans et américains (avec l'alliance du Nord) lors de l'intervention américaine. Depuis lors, elle est resté plus ou moins à l'écart des violences afghanes. Contrairement aux régions du sud qui sont ouvertement en guerre, le Nord (Mazar E Sharif, Kunduz et Fayzabad) était épargné pas les violences. Mis à part un attentat au vélo piégé à Kunduz l'année passé, ou quelques attaques à la roquette à Fayzabad, les 3000 soldats allemands se trouvaient dans une région plus ou moins pacifiée. Ce n'est plus le cas.
En 2005, j'y suis resté deux jours, dans ce marché de Kunduz où l'attaque a eu lieu. Le marché est en fait le long de deux rues perpendiculaires qui forment le "centre ville". La route, bien que goudronnée est poussièreusse. Les échoppes d' "accessoires de voitures" crasseuses. Je m'y balladais pour y goûter les glaces faites maison et les pains plats des boulangers dont les fours donnaient sur la rue. C'est sur une de ces rues où se trouvait le Chaikhana où j'ai dormi la première nuit avec ces deux ex-mudjahidines voulant me protéger des dangers de la ville. Nous étions arrivés après un très éprouvant voyage depuis Faizabad. La route était longue et en très mauvaise état. Les quelques 200 km qui séparaient les deux villes ont été parcourus en 15 heures. Dans ces 15 heures, il faut compter les arrêts-prière, les arrêts pour déplacer les cailloux sur la route, les arrêts-restaurant et les checkpoints. C'est sur l'un de ces checkpoints que j'ai vécu mon expérience afghane la plus difficile. Dans ce "flying couch", j'avais rencontré ces deux afghans, dont l'un avait perdu une jambe "contre les russes". Ils avaient pris mon parti à ce checkpoint à la sortie de Taloqan et lorsque nous étions arrivé à Kunduz de nuit et que je ne connaissais aucun lieu pour dormir, ils m'ont alors proposé que je les accompagne. Ils ne me connaissaient pas, mais ils ont voulu me protéger. Ce fut un moment très fort où l'hospitalité afghane a pris tout son sens, une véritable leçon de vie.
Kunduz se trouve dans le nord de l'Afghanistan. Cette région fut le théâtre de violent combat entre talibans et américains (avec l'alliance du Nord) lors de l'intervention américaine. Depuis lors, elle est resté plus ou moins à l'écart des violences afghanes. Contrairement aux régions du sud qui sont ouvertement en guerre, le Nord (Mazar E Sharif, Kunduz et Fayzabad) était épargné pas les violences. Mis à part un attentat au vélo piégé à Kunduz l'année passé, ou quelques attaques à la roquette à Fayzabad, les 3000 soldats allemands se trouvaient dans une région plus ou moins pacifiée. Ce n'est plus le cas.
En 2005, j'y suis resté deux jours, dans ce marché de Kunduz où l'attaque a eu lieu. Le marché est en fait le long de deux rues perpendiculaires qui forment le "centre ville". La route, bien que goudronnée est poussièreusse. Les échoppes d' "accessoires de voitures" crasseuses. Je m'y balladais pour y goûter les glaces faites maison et les pains plats des boulangers dont les fours donnaient sur la rue. C'est sur une de ces rues où se trouvait le Chaikhana où j'ai dormi la première nuit avec ces deux ex-mudjahidines voulant me protéger des dangers de la ville. Nous étions arrivés après un très éprouvant voyage depuis Faizabad. La route était longue et en très mauvaise état. Les quelques 200 km qui séparaient les deux villes ont été parcourus en 15 heures. Dans ces 15 heures, il faut compter les arrêts-prière, les arrêts pour déplacer les cailloux sur la route, les arrêts-restaurant et les checkpoints. C'est sur l'un de ces checkpoints que j'ai vécu mon expérience afghane la plus difficile. Dans ce "flying couch", j'avais rencontré ces deux afghans, dont l'un avait perdu une jambe "contre les russes". Ils avaient pris mon parti à ce checkpoint à la sortie de Taloqan et lorsque nous étions arrivé à Kunduz de nuit et que je ne connaissais aucun lieu pour dormir, ils m'ont alors proposé que je les accompagne. Ils ne me connaissaient pas, mais ils ont voulu me protéger. Ce fut un moment très fort où l'hospitalité afghane a pris tout son sens, une véritable leçon de vie.
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